Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Bernard Pradines

Présidentielle : jamais la situation n’a été aussi simplePrésidentielle : jamais la situation n’a été aussi simple

De-ci de-là, j’entends dire que la situation politique n’a jamais été plus compliquée, plus incertaine. Certes, une élection n’est pas un exercice d’arithmétique. Vrai que l’imprévisible est toujours possible. Avéré aussi que les sondages peuvent se tromper, que nombre de nos concitoyens n’ont pas encore arrêté leur choix. Pourtant, je suis enclin à penser que les perspectives sont plus assurées que jamais.

 A droite, les bigots et les libéraux conservateurs ont réussi à imposer une candidature totalement plombée par les affaires : emplois présumés fictifs, rémunérations scandaleuses, entre soi consternant…

A gauche, une division profonde entre les deux principaux candidats se réclamant de cette mouvance et des discussions à n’en plus finir sur les candidatures aux élections législatives. A moins d’un sursaut …

Entre ces deux pôles, un boulevard s’est ouvert pour un jeune homme d’apparence sérieuse et propre, bien sur lui, ancien banquier (pas celui du guichet) et ami de la finance, qui ne revendique aucune appartenance politique, se dit à la fois de droite et de gauche ou de nulle part, surfe sur toutes les aspirations d’une classe moyenne déboussolée par la crise du système capitaliste. Bien sûr, le gotha socialiste du quinquennat finissant court derrière la victoire, au même titre que Philippe Folliot, un des députés du Tarn et ancien  membre du conseil stratégique de François Fillon.

En face de ce gendre idéal, coude à coude dans les intentions de vote, l’épouvantail en chef de la démocratie ayant été capable de convaincre une large part des couches populaires dans une mesure suffisante pour que le « réflexe Macron » puisse massivement fonctionner lors du deuxième tour.

Pourquoi cultiver le suspense dans de telles conditions ? Pour vendre des journaux ? Pour des audiences télévisuelles ? Pour la fréquentation de sites Internet ?

Possiblement pour laisser croire que la vraie gauche pourrait gagner cette élection sans nécessité d’union ! Autrement dit : restez ainsi sur vos deux oreilles, la surprise fera peut-être le reste.

Depuis Marathon, il ne fait pas bon annoncer les mauvaises nouvelles. Alors je m’arrête.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article