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Publié par Michèle Kiintz et Gilles Alfonsi

Alors que le gouvernement, empêtré dans les affaires de tel et telle ministre, vient de dévoiler ses intentions concrètes - peu ambitieuses - en matière de transparence de la vie politique, il reste encore flou sur ses projets et sa méthode en matière économique et sociale.

Filtrent cependant de quelques discours et de ses premiers échanges avec les organisations syndicales des éléments qui montrent que le nouveau Président directeur général de la France a bien prévu de mener une guerre contre la société.

Parmi ces projets, la hausse de la CSG. Taxer davantage les retraités ayant une pension de plus de 1 200 euros par mois, voilà ce qu’on appelle l’avenir en marche ! La généralisation de la sélection à l’entrée de l’université : là où le baccalauréat constitue aujourd’hui le sésame pour entrer dans le supérieur, il s’agit d’instaurer des barrières anti-jeunes… on n’arrête pas le progrès !

Quant à la réforme du Code du travail, Emmanuel Macron et Edouard Philippe confirment vouloir l’imposer au pas de charge. Rappelons qu’il s’agit notamment de donner la primauté aux accords d’entreprises sur les accords de branche. Cela signifie concrètement que les entreprises pourront contraindre les syndicats à valider des accords plus défavorables aux salariés que les accords de branche. Cette inversion de la hiérarchie des normes, espérée par le patronat depuis des décennies, porte en elle une nouvelle dégradation de la condition des salariés. On aimerait que les organisations syndicales ne soient pas entièrement tournées vers la négociation (qui portera sur la meilleure façon dont les salariés peuvent perdre !) et qu’ils appellent d’emblée à la mobilisation.

Le 11 et le 18 juin, en votant pour les candidats présentés ou soutenus par la France insoumise, Ensemble ! et/ou le Parti communiste (sauf compromissions), nous nous donnerons des moyens de combattre ces projets scélérats et de porter de toutes autres ambitions. Il sera bien temps ensuite de faire le bilan de la séquence, du meilleur de la dynamique autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon au pire de la division délétère des candidatures aux législatives. Mais surtout, soulignons que si Macron obtient une majorité, seules des mobilisations d’ampleur permettront de combattre la nouvelle fuite en avant néolibérale qui s’annonce. N’oublions pas que le Président a été élu par défaut et qu’il dispose d’une légitimité faible, et qu’à l’inverse les mobilisations de 2016 contre la loi El Khomri et la dynamique Mélenchon indiquent que bien d’autres attentes diffusent dans la société.

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