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Publié par Bernard Pradines

Source de l'image : https://www.regal.fr/produits/saison/pasteque-reine-de-lete-et-de-notre-sante-3380

Source de l'image : https://www.regal.fr/produits/saison/pasteque-reine-de-lete-et-de-notre-sante-3380

Editorial.

Le mot pastèque est souvent utilisé par les personnes hostiles à la gauche et aux écologistes. 

Comprenez que vous êtes vert à l’extérieur et rouge dans votre chair, telle celle du melon d’eau. Ainsi, le vert de l’apparence superficielle masquerait le rouge de la profondeur des idées et des sentiments.

A bien y réfléchir, je pense que ces gens de droite et du Rassemblement National ont raison.

Je suis une pastèque. Pas seulement du fait de ma dysmorphophobie[1] qui me conduit à douter de mon apparence et de la qualité de mes neurones. Franz Kafka n’y est pour rien. Non, c’est parce que l’avenir de la planète est intiment lié aux modalités de production et d’échanges. 

Le néolibéralisme triomphant me donne envie d’être vert… de peur.

La crainte du réchauffement climatique et celle de la pollution environnementale sont devenues légitimes. 

Le nier laisse désormais soupçonner un dérangement mental. A moins d’être sourd et aveugle, le productivisme dans sa modalité capitaliste est inquiétant. Je crains qu’il n’achève l’aventure humaine en nous menant dans le mur par le biais de la destruction de la nature.

Le néolibéralisme triomphant me donne envie d’être rouge… de colère.

Je redoute, surtout pour mes enfants et petits-enfants, l’avidité sans limite de son appétit toujours plus vorace et ses performances dont les retombées sont toujours plus inégalitaires.

Je m’achemine vers la fin de ma vie sans avoir vu une réorientation réaliste de la politique de mon pays.

Pour en rajouter une couche, au nom de l’utopie absurde de la dissuasion nucléaire, nos gouvernants emboitent le pas aux pays qui nous maintiennent sous une sempiternelle épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.

Allez, il ne faut jamais insulter l’avenir, toujours incertain. Je me console. Je ne suis pas le seul à être vert et rouge, une pastèque.

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R
Cet article reflète bien notre extrême ambivalence. Dieu merci les animaux et les plantes ne subissent pas ce trait de caractère. Ni, peut être les pays pauvres qui, eux, en sont encore à se battre pour leur survie.<br /> Les 3 super puissances vont mal. L'Europe euh a bien du mal à s'unir et se solidariser. J'aimerais entendre la voix des jeunes qui s'engageront ... pour leur survie eux aussi.
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