Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Bernard Pradines

Editorial

Incrédulité de Saint-Thomas, Big Pharma et vaccins
Incrédulité de Saint-Thomas, Big Pharma et vaccins
Incrédulité de Saint-Thomas, Big Pharma et vaccins

Incrédulité de Saint-Thomas, Big Pharma et vaccins

A lire certains écrits, provenant parfois de correspondants ou de personnes que j’ai côtoyées durant ma vie professionnelle, nous assisterions à une fausse pandémie mise en scène par Big Pharma pour faire des profits mirifiques.

Autrement dit, l’épidémie n’existe pas ou très peu. Au pire, elle serait cette « grippette » dont chacun réchapperait sans dommage. Elle aurait été inventée pour nous nuire de diverses manières.

Nous voici en présence du déni toujours présent en situation de danger. La relativisation ou même la négation sont des mécanismes de défense bien connus ; le déni traduit aussi l’incapacité à comprendre les alertes scientifiques dans ce domaine. Pire, des interprétations pseudo-scientifiques apaisantes viennent brouiller les cartes, telles que celles, elles aussi rassurantes, sur l’évolution du climat planétaire. 

Cette spéculation tranquillisante semble d’autant plus plausible que l’ennemi est invisible et frappe de manière hétérogène. Ainsi, tel département, telle ville, tel village ne sera pas atteint comme son voisin, sa voisine. D’où une multiplication des Saint-Thomas[1] qui n’ont rien vu autour d’eux. Comme les médias sont censés nous mentir systématiquement, la boucle est bouclée. Le mécanisme du bouc émissaire, redoutable par ses conséquences violentes, n’a heureusement pas encore pris les proportions qu’il a connues jusqu’à l’apocalypse du vingtième siècle. Prenons garde, toutefois.

Plus intéressante encore est l’implication du capitalisme. Ce système est fondé essentiellement sur la recherche de profits. Ceux de l’industrie pharmaceutique sont devenus colossaux avec la vaccination mondialisée. Loin de se centrer sur la nécessité de faire profiter l’humanité entière de ce progrès, les « antivax » y voient seulement un agent toxique administré à dessein. Cette conviction s’appuie sur une réalité : le tâtonnement pour déterminer les âges auxquels les effets secondaires rendent telle ou telle vaccination rédhibitoire. L’Histoire retiendra que ces vaccins, très efficaces, auront connu une mise sur le marché plus rapide qu’à l’ordinaire, ce qui a favorisé dans un premier temps l'appartition d'effets adverses parfois graves, exceptionnellement mortels, bien sûr inadmissibles.

De là à prêter au capitalisme une intention maligne, c’est ignorer que la logique de ce système est de renvoyer le plus vite possible au travail ceux dont il tire ses profits : les salariés. Dit de manière triviale : « va bosser, faignant » est beaucoup plus fertile en enseignement que « le capitalisme veut tuer avec son vaccin pour faire des profits ».

Autre conviction souvent liée à la précédente : la pandémie permet de renforcer le contrôle sur l’individu au profit du système politico-économique en place. Il ne s’agit pas d’un faux problème. Le risque de dérive autoritaire est patent. Pourtant, à l’échelle mondiale, ce danger s’est essentiellement concrétisé par des attitudes irresponsables telles que celles de Trump et de Bolsonaro pour protéger l’économie capitaliste libérale. Sans parler de la première réaction des autorités chinoises face aux lanceurs d’alerte. Autrement dit, de nombreux décès sont à imputer à un autoritarisme obscurantiste ou soucieux de son image et de l’économie de marché, pas de la réalité humaine du terrain.

Fort de cette analyse, je souscris pleinement, entre autres, à la démarche visant à permettre l’utilisation mondiale des vaccins, y compris dans les pays pauvres :

https://www.wesign.it/fr/sante/brevets-sur-les-vaccins-anti-covid-stop-requisition-


[1] Il doute de la résurrection de Jésus-Christ, ce qui fait de lui le symbole de l'incrédulité religieuse. Source : Wikipedia.

 

Les mélanges de l’ignorance : pandémie, capitalisme, vaccins…
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article